La culture belge : une description

Aspects particuliers et emblématiques de la culture belge

Parmi les aspects qui représentent bien la culture belge, la fête et le folklore sont des concepts répandus. Les Belges sont surtout reconnus pour être des bons vivants qui savent « bien manger et bien boire ». Ils sont aussi caractérisés par leur humour noir et leur capacité d’autodérision. Finalement, la bande dessinée est un symbole emblématique de la culture artistique et littéraire en Belgique.

Au delà des aspects emblématiques de leur culture, il est possible de définir le système symbolique culturel des belges en analysant leurs valeurs, leurs normes et leurs croyances. L’anthropologue Claude Lévi-Strauss qualifie ce système symbolique du « noyau d’une culture, qui [sert] de guide et précise comment se comporter et pourquoi » (Ridjanovic, 2016, Module 2 : p.4).

Valeurs

Selon Robin, la valeur la plus importante en Belgique est la famille. Il s’agit souvent du premier cercle social et de ce qu’il y a de plus « sacré » aux yeux des Belges. Ainsi, avoir une famille nous y rattache forcément, peu importe si l’on souhaite ou non être en contact avec elle. Les liens familiaux sont donc perçus comme plus forts qu’au Québec. D’après Robin, les Québécois sont plus libres de choisir ou non d’entretenir un contact avec leur famille. Cette liberté transparait aussi dans les relations interpersonnelles puisqu’il n’y a pas nécessairement d’obligations pour une personne envers une autre.

D’autres valeurs importantes en Belgique sont celles de la stabilité et de la sécurité. Ainsi, il est important d’avoir une belle maison, un revenu fixe, une bonne voiture, une famille, etc. Comme les Belges acceptent moins l’insécurité que les Québécois, ils sont plus susceptibles d’adhérer à des valeurs matérielles pour s’assurer une certaine stabilité.

Normes

Malgré le fait que la loi demeure la norme sociale la plus importante à respecter en Belgique selon Robin, il souligne que les Belges sont tout de même moins attachés au respect du règlement que les Québécois. En effet, les lois peuvent souvent être contournées ou considérées avec moins de sérieux. Un bon exemple est celui du système administratif. Un document gouvernemental fait au Québec risque d’être beaucoup plus protocolaire qu’en Belgique, où on laisse davantage place à l’interprétation et où chacun utilise un peu sa propre façon de faire.

Une autre norme importante est le respect de la hiérarchie. En Belgique, les relations au travail sont pyramidales tandis qu’au Québec, les relations sont plus souvent d’égal à égal, peu importe le contexte.

Langues parlées

Les langues officielles en Belgique sont le néerlandais, le français et l’allemand. Les deux langues non officielles les plus répandues sont l’italien et l’arabe. Étant donné le contexte multiculturel en Belgique, Robin fait un constat intéressant sur l’influence qu’une telle diversité peut avoir sur les rapports sociaux.

Communication verbale

Parmi les différences dans la manière de s’exprimer verbalement, Robin note que les Belges soignent plus leur façon de parler la langue française en général. Ici, les Québécois font moins attention à la grammaire et emploient un langage populaire. Comme le respect de la hiérarchie est un concept moins présent, les Québécois tutoient davantage, tandis que les Belges adaptent leur langage selon les situations. Ainsi, ils seront beaucoup plus formels et classiques dans leur manière de s’exprimer devant un inconnu.

Communication non verbale

L’apparence physique, la posture, les expressions du visage, les gestes, l’espace entre les interlocutoires, le touché, etc, sont tous des caractéristiques qui définissent la communication non verbale. « Toutes ces formes de communication non verbale portent des significations qui influencent l’interprétation du message » (Ridjanovic, 2016, Module 1 : 4).

Selon Robin, plusieurs signes non verbaux relatifs à la Belgique seraient hérités de la vague d’immigration italienne survenue dans les années 1930-40. En voici quelques-uns :

Religion

La religion la plus importante en Belgique est le catholicisme, mais selon Robin, la majorité de la population est athée. De plus, les personnes qui s’identifient comme étant catholiques ne seraient pas très pratiquantes et n’iraient pas souvent à l’église. Toujours selon l’interviewé, la deuxième religion la plus représentée serait l’islamisme et son importance est principalement expliquée par la forte immigration.

Relations interpersonnelles

 Selon Robin, les Belges auraient tendance à créer des liens de façon plus lente, mais aussi plus durable que les Québécois. En effet, il dit avoir été étonné de l’ouverture des Québécois et de leur volonté de créer des liens forts très rapidement. Il a remarqué aussi que les classes sociales étaient moins importantes ici. Par exemple, un universitaire peut se lier d’amitié avec quelqu’un qui travaille dans la construction et un jeune adulte peut avoir une conversation informelle avec un retraité.

L’interviewé a aussi souligné que les Belges étaient moins prudents par rapport aux divergences d’opinions, qu’ils aimaient davantage affronter les opinions contraires aux leurs, dans des conversations intenses que les Québécois peuvent percevoir comme des « disputes ». Les Québécois auraient tendance à chercher un consensus en faisant preuve d’empathie et en tentant de comprendre l’autre, contrairement aux Belges, qui apprécient l’exercice de l’exposition aux idées différentes.

Rôles sociaux

La question de l’égalité des sexes est très différente au Québec et en Belgique. En effet, Robin mentionne que l’égalité salariale est loin d’être atteinte en Belgique, alors que la situation est plus égalitaire au Québec. Il dit avoir remarqué que les Québécoises sont plus indépendantes, plus ouvertes avec certains sujets, comme la sexualité, et plus à l’aise avec des rôles de « pouvoir » et de prises de décisions. Les Québécois, quant à eux, sont plus sensibles que les Belges et ils ne semblent pas avoir sans cesse besoin de prouver leur virilité. Robin dit d’ailleurs qu’il n’a jamais vu autant d’hommes pleurer qu’au Québec!

Règles sociales

En Belgique, les salutations varient en fonction des liens entretenus et du contexte. Quand on rencontre une personne que l’on connait bien, la bise est de mise, que ce soit entre deux hommes, deux femmes ou entre un homme et une femme. Vous avez bien lu, les hommes se font la bise entre eux en Belgique. S’il s’agit d’un inconnu, le contexte prend alors plus d’importance. Si l’on est dans un contexte professionnel, la poignée de main sera plus indiquée et ce peu importe le sexe des deux parties. Si l’on est dans un contexte plus informel, la bise est plutôt choisie comme moyen de salutation, pour tous les sexes.

Photo à la une : frites belges à Bruxelles par Clémence Bravetti

Bibliographie :

Curovac Ridjanovic, Amra. 2016 « Communication, un processus » (Module 1), P.4. COM-4150 : Communication interculturelle internationale, Département d’information et de communication, Université Laval.

Curovac Ridjanovic, Amra. 2016 « Culture et communication » (Module 2), P.4. COM-4150 : Communication interculturelle internationale, Département d’information et de communication, Université Laval.

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